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EXPEDITION SCYLLIAS : CHASSEURS D'EPAVES !
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EXPEDITION SCYLLIAS : CHASSEURS D'EPAVES !

A la rencontre des derniers "loups gris"

19 mars 1944, l'U 413 arrive à Brest Le 6 juin 1944, jour du débarquement allié en Normandie, vint vers midi, de Berlin, l’ordre du jour lu par l'amiral Dönitz à tous les équipages d’U-Boote : “ Chaque bâtiment ennemi, qu’il transporte à terre seulement une demi-centaine de soldats ou un blindé, est une cible et devient l’objectif de l’ensemble des missions des U-Boote. Il doit être attaqué, même au risque de perdre son propre bateau… Tout bateau qui causera des pertes à l’ennemi lors du débarquement, même s’il ne s’en tient qu’à celà, aura rempli la plus haute des tâches et aura justifié par là même son existence ”.
Pour les équipages de sous-marins allemands qui vont être engagés dans cette opération, il est clair qu’il s’agit d’un ordre de suicide collectif et qu'ils vont partir vers leur ultime mission. Baroud d'honneur car la Manche va devenir leur tombeau, et ils le savent, mais les sous-mariniers allemands n'ont jamais faillit à leur devoir !



27 mars 1944, après plus de huit semaines en mer, l'U 413 rentre victorieux de sa huitième mission et trouve refuge dans l'alvéole C de l'U-Bunker de Brest (D.R.).




Une expédition périlleuse...

Près de soixante-dix ans plus tard, les plongeurs bretons de l'Expédition Scyllias répondaient à l'invitation de leurs amis normands des Corsaires d'Ango et de son président fondateur, René Tamarelle, plongeur et inventeur d'épaves hors du commun, qu’accompagnait le dessinateur Michel Torché. Le but de cette expédition était d'aller à la rencontre de quatre épaves de ces sous-marins allemands envoyés sciemment à la mort pour tenter d'enrayer le Débarquement : les U 741 (1 survivant), U 671 (5 survivants), U 413 (1 survivant) et un U-Boot inconnu (aucun survivant identifié). Il s'agissait d'un véritable challenge car ces épaves d’U-Boote (ou supposées telles...) sont d’un accès difficile, toutes reposant entre 30 et 40 milles des côtes, parfois plus proche de l'Angleterre que de la France, qui plus est dans une zone réputée, à juste titre, délicate pour la plongée car sujette aux courants et située dans... le fameux rail d’Ouessant. Un rail de navigation où circule un quart du trafic mondial avec près de 150 navires chaque jour. On imagine facilement les difficultés rencontrées par des plongeurs désireux d'aller tremper leurs palmes dans cette véritable autoroute dédiée au trafic maritime ! Le cameraman professionnel Jacques Le Lay de la société Sous la mer Production était également de la partie afin de filmer la totalité de l'action, aussi bien en surface qu'en profondeur, et immortaliser cette remarquable expédition dans le but de réaliser un documentaire.

Les restes du kiosque de l'U 741 L'équipage de l'U 741 Le périscope de veille aérienne de l'U 413













A gauche : les restes caractéristiques du kiosque de l'U 741. Au premier plan, le périscope d'attaque, puis le Turmluck (sas d'accès au poste central) ; au second plan, le support de l'UZO avec, sur la droite, l'antenne circulaire goniométrique. Au dernier plan, on distingue le périscope de veille aérienne (Scyllias).

Au centre : 10 avril 1943, l'équipage, au grand complet, de l'U 741 lors de son entrée en service, sous les ordres de l'Oberleutnant-zur-See Gerhard Palmgren. Parmi ces jeunes hommes envoyés vers une mort certaine, seul le souriant Leo Leuwer (3eme rang, 2eme sur la gauche) survivra (D.R.).

A droite : Hugues Priol nettoie précautionneusement le globe optique du périscope de veille aérienne de l'U 413, l'œil du sous-marin. Devant lui, en rose, le fond de son bloc d'oxygène pour la décompression (Scyllias).


... marquée du sceau du succès

René Tamarelle Equipe de plongeurs Plongée à l'argentique















A gauche : René Tamarelle au commandes de son bateau, Manatee.

Au centre (g à d): une partie de l'équipe avec Hugues Priol, Jean-Louis Maurette et Jacques Le Lay.

A droite : Jean-Louis et son fidèle argentique prêts à plonger dans l'Histoire.

Challenge réussi pour l'équipe qui a ainsi photographié et filmé les U 741, U 413 et l'U-Boot inconnu, à présent sépultures englouties oubliées de tous. L'opération a aussi permis d'investiguer l'épave donnée par l'Admiralty (le service hydrographique britannique) pour être celle du U 671 et qui s'est avérée être celle d'un énorme vapeur ! Les épaves reposaient entre -50m et -65m et tous les sous-marins appartenaient au célèbre type VII, le « cheval de trait » de l’U-Bootwaffe et l'archétype du sous-marin allemand dans l'imaginaire populaire. Les vestiges de ces « loups gris » qui firent trembler le monde il n'y a pas si longtemps sont impressionnants de vie et sont devenus, au fils des ans, de véritables sanctuaires pour la faune qui y trouve là un refuge rassurant. Il s'agit là d’épaves historiquement remarquables, très difficiles d'accès, témoins à jamais engloutis de cette épouvantable tragédie qui enflamma le monde au siècle dernier. Egalement des sépultures méritant le respect car il ne faut pas oublier qu’en leur sein des équipages de jeunes marins y dorment pour l'éternité.




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